Soupe de chalet

14 février 2026

Pour 4 personnes

 

125 g de macaronis d’alpage (ou de cornettes)

3 pommes de terre à chair ferme (Charlotte par ex.)

1 oignon

60 g de pois cassés*

250 g d’épinards

5 dl de lait

1 dl de crème double

Gruyère mi-salé

Sel

Bicarbonate

Huile d’olive

 

*nous recommandons ceux de DICIFOOD, cultivés en Suisse romande : https://dicifood.ch/produit/pois-casse-400g/

 

Rincer les pois cassés. Les mettre dans une casserole, les recouvrir généreusement d’eau froide, ajouter une pointe de bicarbonate, porter à ébullition et cuire à petits bouillons 30 à 40 minutes. Saler en fin de cuisson. Egoutter, réserver.

Eplucher et hacher l’oignon.

Eplucher les pommes de terre, les couper en morceaux.

Faire suer l’oignon à feu doux dans 3 cs d’huile d’olive pendant 5 minutes ; ajouter les pommes de terre, recouvrir avec 1 litre d’eau et le lait.

Porter doucement à ébullition, puis cuire un quart d’heure à petits bouillons. Ajouter les pâtes, bien remuer pour éviter qu’elles collent, et cuire encore un quart d’heure.

Laver, puis équeuter les épinards ; les ajouter 3 minutes avant la fin de la cuisson.

Saler légèrement, ajouter la crème double et les pois cassés ; bien remuer et réchauffer.

Râper une généreuse quantité de Gruyère au fond des assiettes, répartir la soupe bien chaude dessus, et déguster sans attendre.

 

Et s’il en reste ?

On peut allonger la soupe avec un peu de bouillon de légumes maison, la réchauffer, ajouter un peu de crème double, une poignée d’épinards, et servir avec du Gruyère. Un régal !

 

Une soupe d’alpage née de la nécessité

Aujourd’hui, la soupe de chalet est parfois devenue une soupe de légumes améliorée, avec l’ajout de carottes, de céleri ou de poireaux. Mais à l’origine, cette soupe née sur les alpages fribourgeois ne contenait que des végétaux cueillis autour du chalet, orties et chénopode bon Henri, appelé aussi épinard sauvage. Cette soupe permettait aux armaillis de se nourrir pendant l’été avec les moyens du bord, n’étant que rarement ravitaillés en légumes. Hormis les végétaux, la recette d’origine ne contient en effet que des denrées que l’on pouvait conserver (cornettes, oignons, pommes de terre, parfois des fèves), et des ingrédients produits sur place (lait, crème double et Gruyère).

 

La version estivale

Remplacer les épinards par une poignée d’orties et une belle quantité de chénopode bon Henri.

 

Tarte bourdin aux pommes

Pour 1 tarte

 

6 à 8 pommes (boskoop ou reinette), soit 1 kg

200 g de farine

120 g de double crème

1 pincée de sel

Sucre

Cassonnade

 

Préparer la pâte à gâteau : mélanger la farine, le sel et la double crème avec 5 cs d’eau. Faire une boule, l’aplatir légèrement, emballer dans du papier film et mettre  1 heure au frigo.

Etaler la pâte en rond puis la poser sur la plaque du four recouverte de papier sulfurisé.

Préchauffer le four à 190°.

Nettoyer les pommes.

Epépiner les pommes. Les tailler en 4 ou 6 quartiers selon la taille, sans les éplucher.

Répartir les quartiers sur la pâte en laissant de larges bords.

Saupoudrer avec 3 cs de sucre, puis replier les bords de la pâte sur les pommes.

Mettre au four. 10 minutes avant la fin de la cuisson, saupoudrer avec 2 cs de cassonnade.

Déguster tiède ou froid.

 

Une recette normande

Dans la famille tarte aux pommes, le bourdin normand se distingue par sa simplicité. Les pommes ne sont pas pelées ; elles ne sont pas taillées en tranches mais en gros quartiers ; enfin, pas besoin de moule à tarte pour faire un bourdin, puisque les bords sont repliés sur les pommes (ils les recouvrent sur 2 à 3 cm). Il ne reste plus qu’à les sucrer, et le tour est joué. A la sortie du four, le bourdin est en même temps fondant et croustillant. A tomber dans les pommes !

 

Pour déguster la fondue du Champion du monde : https://fromagie.ch/index.php/fr/